Année 2019

SC 607, Abrégé de l'histoire des nestoriens et des eutychiens

Écrit par Libératus, diacre de Carthage, ce Breviarium traite en 24 chapitres des controverses christologiques en Orient, depuis la prédication de Nestorius jusqu'à la promulgation du 1er édit de Justinien contre les Trois Chapitres (428-544). Condensé original d'informations ecclésiastiques d'une richesse rare, ce récit, composé en latin sans doute peu avant 566, forme un objet historiographique plutôt insolite. Libératus ne semble pas toujours tenir la concision de l'"abrégé" pour une exigence première.

Ici traduit pour la première fois en français, l'Abrégé constitue une source majeure et une clé nouvelle pour comprendre cette période mouvementée du christianisme ancien.

Philippe Blaudeau, Professeur en histoire romaine à l'Université d'Angers, est l'auteur de nombreux travaux sur le christianisme tardo-antique.

Le Frère François Cassingena-Trévedy, moine de l'abbaye Saint-Martin de Ligugé, est maître de conférences à l'Institut Catholique de Paris. Il a publié dans la collection Sources Chrétiennes plusieurs œuvres d'Éphrem.

Date de parution : octobre 2019

35 €

SC 606, Grégoire de Nysse, Trois oraisons funèbres et Sur les enfants morts prématurément

Face au thème de la mort, Grégoire de Nysse s'est exprimé aussi bien comme pasteur et prédicateur que comme philosophe et théologien. Certaines occasions étaient solennelles. Les trois oraisons funèbres de ce volume ont en effet été prononcées à Constantinople, en présence de l'empereur Théodose. La première porte sur Mélèce d'Antioch  qui présidait en mai 381 le concile de Constantinople I, la deuxième sur l'opératrice Flacilla et la troisième sur Pulchérie, la fille de l'empereur. 

Le traité Sur les enfants morts prématurément approfondit la question du sort des défunts en s'attaquant à un problème fréquemment traité par les auteurs païens : comment justifier l'inégalité des vies humaines, la longue vie des méchants et la mort précoce des enfants ? Grégoire répond, comme les stoïciens, en se référant à la providence et à la finalité universelle, mais son explication en appelle surtout à la capacité de l'âme de comprendre Dieu.

 

Pierre Maraval est Professeur émérite d'histoire des religions de l'Université Paris IV-Sorbonne. Il a publié des éditions et traductions de nombreux textes anciens et plusieurs ouvrages sur l'histoire du christianisme des premiers siècles et de l'Antiquité tardive.

Date de parution : octobre 2019

29 €

SC 604, Thimothée, Sur la Pâque

Découvert dans un manuscrit de Montpellier, le Livre de l'évêque Thimothée sur la Pâque est une source inédite d'une richesse exceptionnelle sur un sujet mal connu et complexe : les controverses pascales du début du IVe siècle en Orient. Cette lettre pastorale, rédigée en grec par un certain évêque Thimothée à une communauté non identifiable, et transmise en latin, constitue une source de premier plan concernant quatre déviances relatives aux célébrations de Pâques, déviances dont elle atteste la présence en Anatolie dans le premier quart du Ive siècle : l'une d'entre elles n'avait même jusqu'ici jamais été répertoriée. À travers elles, l'auteur laisse aussi entrevoir une situation politique complexe, que de soit dans les relations entre communautés chrétiennes , entre chrétiens et juifs, ou encore entre christianisme et administration civile.

Pierre Chambert-Protat, membre de l'École française de Rome est l'auteur d'une thèse sur Florus de Lyon (EPHE - Lyon 2, 2016) et a publié plusieurs ouvrages sur cet auteur et sur la période carolingienne.

Camille Gerzaguet, maître de conférences en langue et littérature latines  l'Université Paul Valéry - Montpellier 3, a publié sa thèse dans la collection (Ambroise de Milan, La fuite du siècle, SC 576), ainsi que plusieurs travaux sur Florus de Lyon et sur les traditions exégétiques et philosophiques chez les Pères latins.

Date de parution : novembre 2019

24 €

SC 603, Hilaire de Poitiers, Commentaire sur les Psaumes, III

Les Psaumes 62 à 66, commentés par Hilaire de Poitiers vers 360, appartiennent à la deuxième cinquantaine des Psaumes (51 à 100) qui, selon l'auteur, fait accéder l'âme, une fois la conversion réalisée et le baptême reçu, à la pratique de la justice. Sur le chemin du bonheur en Dieu tracé par l'Esprit dans les Psaumes, cette deuxième étape est destinée à faire entrer dans le royaume du Fils, avant le passage dans le royaume du Père que célèbrera la troisième cinquantaine (101 à 150).

Mgr Patrick Descourtieux travaille au service du Saint-Siège (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) et enseigne à l'Institutum Patristicum Augustinianum (Rome). Il a publié dans Sources Chrétiennes le Stromate VI (SC 446) et le Quis dives salvatur (SC 537) de Clément d'Alexandrie ainsi que les tomes I (SC 515) et II (SC 565) des Commentaires sur les Psaumes d'Hilaires de Poitiers.

Date de parution : juin 2019.

30 €

SC 602, Jérôme, Commentaire sur Daniel

Avec cette oeuvre composée en 407, Jérôme est le premier commentateur latin de Daniel. Ce livre prophétique rédigé en hébreu, en araméen et en grec n'a pas manqué d'intéresser ce spécialiste de la Bible, lui permettant d'exercer ses talents de traducteur et d'examiner, à la suite d'Origine, la canonicité du texte.

Souhaitant se démarquer de ses ouvrages précédents sur les Douze petits prophètes, le moine de Bethléem a tenté ici une nouvelle méthode exégétique, marquée par la brièveté et par un commentaire "à intervalles" ; il s'est ainsi concentré sur les seuls versets qui lui paraissaient les plus importants, en particulier ceux annonçant la venue de l'Antichrist ou concernant la prophétie des soixante-dix semaines.

Régis Courtray est maître de conférences en langue et littérature latines à l'Université Toulouse 2 - Jean Jaurès. Spécialiste de Jérôme, il a publié Prophète des temps derniers. Jérôme commente Daniel (Paris 2009).

Date de parution : juin 2019.

55 €

SC 601, Tertullien, De l'âme

Composé vers 210-211, le traité De l'âme de Tertullien est l'œuvre fondatrice d'un genre littéraire dans la littérature chrétienne. Se démarquant de Platon et se référant au stoïcisme, le polémiste latin s'y oppose aux tenants (gnostiques) de la préexistence et de la transmigration de l'âme. Parmi bien d'autres traits originaux, il défend notamment sa ”corporéité” - il crée aussi tout un vocabulaire nouveau - qui font de l'oeuvre un écrit sans précédent. Nourri des traditions médicales de son temps, il s'intéresse également à l'animation et au développement de l'embryon, au sexe de l'âme, au rapport de celle-ci avec le corps, et aux rêves. Théologien, il s'interroge sur la mort et sur le destin de l'âme après la mort.

Jérónimo Leal, spécialiste de Tertullien, est professeur titulaire de patrologie et directeur du Département d'histoire de l'Église à l'Université santa Croce, à Rome, et professeur invité à l'Institutum patristicum Augustinianum.

Paul Mattei, professeur émérite à l'Université Lumière-Lyon 2 et professeur invité à l'Institutum patristique Augustnianum, à Rome, est spécialiste de la littérature latine ancienne - en particulier de Tertullien, dont il a édité Le mariage unique et, en collaboration, Le voile des vierges (SC 343 et 424).

Date de parution : novembre 2019

Prix : 45 €

SC 599, Athanase d'Alexandrie, Traités contre les ariens, t. II.

Les trois Traités contre les ariens d'Athanase, rédigés vers le milieu du IVe siècle, sont non seulement la plus grande œuvre théologique qu'il nous a laissée, mais l'une des pièces majeures du grand débat trinitaire du temps. Arius faisait du Fils de Dieu la première des créatures, et non l'égal du Père. Athanase prend au sérieux cette position et entreprend, l'un des tout premiers, de la démontrer pièce par pièce. Reprenant tout le dossier biblique sur lequel Arius s'appuyait, il réinterpréter chaque verset et montre les enjeux du débat : si le Fils venu nous sauver n'est pas Dieu, alors nous ne sommes pas sauvés. Tout en réfutant Arius avec véhémence, Athanase construit une catéchèse biblique et dogmatique très cohérente, dans la ligne d'Irénée et d'Origine.

Charles Kannengieser (1926-2018) était professeur émérite à l'Université Concordia (Montréal), après avoir enseigné à paris et aux États-Unis. Spécialiste d'Athanase, auquel il a consacré plusieurs livres, il avait publié dans la collection son traité Sur l'incarnation du Verbe (SC 199).

Adriana Bara, professeure à l'Université Concordia (Montréal), est Directrice générale du Centre canadien d'œcuménisme.Lucian Dincã a consacré sa thèse à Athanase : le Christ et la Trinité chez Athanase d'Alexandrie (Cerf, 2012). Il dirige l'École doctorale de théologie et sciences religieuses à la Faculté de théologie catholique de l'Université de Bucarest, ainsi que la bibliothèque byzantine du Centre oecuménique ”saint pierre et Saint André” de Bucarest.

Date de parution : octobre 2019

Prix : 45 €

SC 598, Athanase d'Alexandrie, Traité contre les ariens, t. I

Les trois Traités contre les ariens d'Athanase, rédigés vers le milieu du IVe siècle, sont non seulement la plus grande œuvre théologique qu'il nous a laissée, mais l'une des pièces majeures du grand débat trinitaire du temps. Arius faisait du Fils de Dieu la première des créatures, et non l'égal du Père. Athanase prend au sérieux cette position et entreprend, l'un des tout premiers, de la démontrer pièce par pièce. Reprenant tout le dossier biblique sur lequel Arius s'appuyait, il réinterpréter chaque verset et montre les enjeux du débat : si le Fils venu nous sauver n'est pas Dieu, alors nous ne sommes pas sauvés. Tout en réfutant Arius avec véhémence, Athanase construit une catéchèse biblique et dogmatique très cohérente, dans la ligne d'Irénée et d'Origine.

Charles Kannengieser (1926-2018) était professeur émérite à l'Université Concordia (Montréal), après avoir enseigné à paris et aux États-Unis. Spécialiste d'Athanase, auquel il a consacré plusieurs livres, il avait publié dans la collection son traité Sur l'incarnation du Verbe (SC 199).

Adriana Bara, professeure à l'Université Concordia (Montréal), est Directrice générale du Centre canadien d'œcuménisme.Lucian Dincã a consacré sa thèse à Athanase : le Christ et la Trinité chez Athanase d'Alexandrie (Cerf, 2012). Il dirige l'École doctorale de théologie et sciences religieuses à la Faculté de théologie catholique de l'Université de Bucarest, ainsi que la bibliothèque byzantine du Centre oecuménique ”saint pierre et Saint André” de Bucarest.

Date de parution : octobre 2019

Prix : 32 €

Année 2018
SC 600, Cyrille d'Alexandrie, Commentaire sur Jean, Livre I

Cyrille d’Alexandrie nous a légué l’un des plus gros et des plus riches commentaires sur l’Évangile de Jean que l’Antiquité chrétienne ait produits. Il commente, verset par verset, l’intégralité du quatrième évangile, avec une attention permanente à ses dimensions trinitaire, christologique et sotériologique. On voit s’y déployer ses grandes intuitions : tout ce que fait Jésus, c’est le Verbe qui le fait ; en lui c’est Dieu qui naît, Dieu qui souffre, Dieu qui sauve. Peu de théologiens ont autant que lui le sentiment de la présence de Dieu au monde, un Dieu tout puissant qui accepte en Jésus de recevoir ce qu’il a toujours possédé : l’adoption filiale, l’Esprit, la Vie même.

Le livre I (sur douze) publié dans ce premier volume commente les versets 1 à 29 du premier chapitre. Tout en cherchant à montrer constamment contre les ariens que Jean atteste la divinité du Verbe, Cyrille dépasse une visée purement polémique pour montrer la richesse du texte johannique et sa singularité d’évangile du Verbe.

SC 597, Alcuin, Lettres, tome I

Riche de près de 300 pièces, la correspondance d’Alcuin, conseiller de Charlemagne et, à partir de 796, abbé de Saint-Martin de Tours, est sans équivalent à cette époque. Recueillie par son ami Arn, archevêque de Salzbourg, la première collection, comprenant vingt pièces, est ici éditée avec un nouveau texte critique et traduite pour la première fois en français. Datable de 799, c’est la seule qui ait été établie du vivant du maître d’oeuvre de la réforme carolingienne.

Adressées à Arn, à des moines, à des élèves ou à d’anciens élèves, à Charlemagne lui-même ou à la reine Edilthrude, ces vingt lettres illustrent divers genres : consolation, précis exégétique, manuel pastoral, miroir du prince ou de l’évêque, et même « tombeau ». Le clerc anglo-saxon y fait la part belle à la Bible, à la poésie, tout en s’inspirant de Jérôme, d’Augustin, bien sûr, de Grégoire le Grand plus encore.

Mais c’est surtout sa capacité à réagir à une situation nouvelle – la résurgence d’une hérésie, l’apparition de certaines pratiques – et à être un homme de son temps, soucieux d’une évangélisation pacifique des païens, de l’éducation des enfants, de la promotion des laïcs et des prêtres, de l’intégrité des évêques, du rôle majeur qu’un souverain comme Charlemagne peut jouer, qui fait l’attrait principal de ces Lettres.

Christiane Veyrard-Cosme est professeur de langue et littérature latines à l'Université Sorbonne-Nouvelle - Paris ". Elle a publié de nombreux ouvrages, en particulier sur Alcuin : Tacitus nuntius. Recherches sur l'écriture des Lettres d'Alcuin (730 ? - 804) et La Vita béate alcuin i (IXe s.) : les inflexions d'un discours de sainteté (Institut d'Études Augustiniennes, 2013 et 2017).

SC 596, Grégoire de Nysse, Homélies sur le Notre Père

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Les Homélies sur le Notre Père de Grégoire de Nysse constituent une œuvre majeure sur la "prière du Seigneur". Cette série de cinq homélies, qu'il faut situer non au début de la carrière de Grégoire mais dans ses dernières années, a coonu une grande postérité, notamment la magnifique "hymne à la prière" de l'Homélie 1.

A la fois prédication pastorale et exégèse de chacune des phrases du Notre Père - avec des variantes -, elles mettent en lumière l'adoption filiale des chrétiens et présentent la prière comme une conversation avec Dieu. Elles dénoncent aussi le "blabla" des prières creuses, en prônant un ascétisme allié au souci des plus pauvres. Leur nouveauté est plus marquante encore sur la nature du pain "quotidien", sur la venue de l'Esprit Saint comme règne de Dieu, sur le "Mauvais" comme Tentation personnifiée.

Christian Boudignon est maître de conférences en langue et littérature grecques à l'Université d'Aix-Marseille et chercheur au Centre Paul-Albert Février. Il a publié l'édition critique de la Mystagogie de Maxime le Confesseur en 2011.

Matthieu Cassin est chargé de recherche à l'Institut de recherche et d'histoire des textes. Spécialiste de Grégoire de Nysse, il a notamment publié en 2012 L'écriture de la controverse chez Grégoire de Nysse. Polémique littéraire et exégèse dans le Contre Eunome.

Josette Seguin (1928-2006), chargée de cours à l'Université catholique de l'Ouest (Angers), a soutenu sa thèse en 2001 sur les présentes Homélies.

SC 595, Jean Chrysostome, Panégyriques de martyrs, tome 1

Les cinq éloges de martyrs réunis dans le présent volume ont été prononcés par Jean Chrysostome (v. 349-407) à Antioche entre 386 et 397. Comme les deux textes consacrés au martyr Babylas (publiés en SC 362), ils portent témoignage du rôle exceptionnel joué par la métropole syrienne dans le développement et la diffusion du culte des martyrs au IVe siècle. Antioche possédait en effet de très nombreux martyria et accueillait des martyrs venues d'ailleurs, tels Romain, Julien, Barlaam et des martyrs égyptiens.

Ces panégyriques, présentés ici avec une nouvelle édition critique, sont à situer dans leur contexte liturgique, mais aussi historique : ainsi, l'homélie sur Juventin et Maximim témoigne de l'opposition des chrétiens, en 362-363, à la réforme religieuse de l'empereur Julien.

Nathalie Rambault est l'auteur d'une thèse de doctorat, soutenue en décembre 1999 à l'Université de Limoges. Elle a édité plusieurs textes de J. Chrysostome et de Sévérien de Gabala.

Pauline Allen, Fellow of the Australian Academy of Humanities et Fellox of the British Academy, est Professeur à l'Australian Catholic Universituy de Brisbane et directrice du Centre for Early Christian Studies. Elle a publié de nombreux ouvrages et articles sur des auteurs chrétiens du IVe au VIIe siècle.

SC 594, Martin de Braga, Oeuvres morales et pastorales

Sources importantes sur l'Espagne à l'époque wisigothique et sur l'Église du royaume suève au milieu du VIe siècles, les oeuvres de l'évêque Martin de Braga sont ici traduites pour la première fois en français, dans leur quasi totalité.

Martin, né en Pannonie, après une longue pérégrination en Orient exerce son apostolat (552-579) en Galice, dans un royaume "barbare" situé à l'extrémité nord-ouest de la péninsule ibérique : après y avoir fondé le monastère de Dumium, il devient évêque de Braga, puis métropolitain de la province, où il jouit d'un grand prestige auprès de ses collègues évêques et du jeune roi catholique Mir.

C'est à ce dernier qu'il adresse la Règle de la vie vertueuse, sorte de "miroir" du prince chrétien idéal, au centre du "plan d'évangélisation" que semble suivre son oeuvre, écrite en latin : d'abord, trois traités ou sermons moraux fondés sur la loi naturelle (Pour repousser la jactance, De l'orgueil, De la colère), puis, après la Règle, une Exhortation de l'humilité, en tête d'un second groupe d'écrits pastoraux fondés sur la li divine (Réformer les paysans, De la triple immersion, De la Pâque), couronné par trois poèmes de belle facture, dont un Epitaphium qu'il s'est composé lui-même.

Jean-François Berthet et Guy Sabbah ont enseigné le latin à l'Université Lumière-Lyon 2.

Laurent Angliviel de la Beaumelle a enseigné l'histoire ancienn à l'Université de Picardie.

SC 593, Jérôme, Douze homélies sur des sujets divers

A côté des Homélies sur les Psaumes ou des Homélies sur Marc, dont l'unité se constitue autour du livre biblique commenté, ces douze Homélies sur des sujets divers témoignent des différentes facettes de la prédication de Jérôme à Bethléem. On y retrouve certes le savant exégète, attentif à souligner les traits majeurs et l'enseignement spirituel qu'on peut tirer de la lecture du jour. On y perçoit également l'enthousiasme du chrétien lors de la célébration des grandes fêtes de l'année liturgique -Noël, Épiphanie- et singulièrement au jour de Pâques, ce "huitième jour" qui inaugure les temps nouveaux. On y entend surtout le supétieur du monastère qu'il a fondé s'adresser spécifiquement à ses moines pour leur rappeler, chaque fois qu'il est possible et dans deux homélies qui leur sont plus particulièrement consacrées, les exigences du "saint propos" qu'ils ont librement choisi et auquel il ne leur appartient plus de renoncer.

C'est ainsi un Jérôme, certes sévère et rigoureux, mais aussi fraternel et soucieux des besoins de son auditoire, qui se découvre ici.

Professeur agrégé de Lettres classiques, Jean-Louis Gourdain a enseigné longtemps en second cycle, puis en classes préparatoires littéraires au lycée Jeanne-d'Arc de Rouen. A présent il donne des cours de latin, grec et patristiques au Centre Théologique Universitaire de cette ville. Ses travaux portent sur l'exégèse et la prédication de Jérôme, auquel il a consacré sa thèse de doctorat et dont il a édité, en 2005, les Homélies sur Marc dans la collection (SC 494).

L'A. A. S. C. d'intérêt général et reconnue d'utilité publique, avec son statut d'organisme non lucratif  ne peut pas vendre ses œuvres. Les commandes de livres de la collection Sources Chrétiennes doivent être passées sur le site des Éditions du Cerf.

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