Année 2021

SC 615, Évagre le Pontique, Scholies aux psaumes, t. II

Découvertes à la fin des années 1950, les Scholies aux Psaumes bénéficient pour la première fois d’une édition critique complète et d’une traduction. Composées par Évagre le Pontique († 399) à une période intermédiaire de son activité littéraire, elles constituent le plus important de ses commentaires bibliques, par leur nombre – près de 1400 scholies – et par leur contenu spirituel et doctrinal exceptionnel. Le « philosophe du désert » y retrace l’itinéraire spirituel de chaque individu vers la connaissance de Dieu, mais aussi l’histoire globale de toutes les créatures et souligne le rôle central du Christ dans cette histoire. L’exégète interprète la totalité du Psautier grec, mais, comme à son habitude, de façon sélective, en choisissant tels versets, tels mots. Il témoigne ainsi de l’excellente connaissance du Psautier dans les milieux monastiques égyptiens, où il était connu par coeur et récité dans la cellule, en privé, pendant l’office de nuit appelé « petite synaxe ».

 

Ce second volume contient le texte grec des scholies aux psaumes 71 à 150, accompagné d’une traduction française annotée et suivi d’un appendice sur un réemploi de quelques scholies par Michel Psellos, de multiples index et d’un tableau d’ensemble des scholies présentes dans les manuscrits utilisés.

 

Marie-Josèphe Rondeau, professeur émérite à l’Université de Caen, a consacré sa thèse aux Commentaires patristiques du Psautier (IIIe-Ve siècles) et elle est l’auteur de la traduction française de la Vie de Constantin (SC 559).

 

Paul Géhin, directeur de recherche émérite au CNRS (IRHT, Section grecque et de l’Orient chrétien) a publié plusieurs textes évagriens dans la Collection, seul (SC 340, 397, 514, 589), ou en collaboration avec Antoine et Claire Guillaumont (SC 438). Il poursuit maintenant l’édition des Lettres, des Képhalaia gnostica et desSkemmata.

 

Matthieu Cassin, chargé de recherche au CNRS (IRHT, Section grecque et de l’Orient chrétien) et spécialiste de Grégoire de Nysse, a publié les Homélies sur le Notre Père de cet auteur, avec Christian Boudignon (SC 596). Il prépare maintenant l’édition du Contre Eunome III et des Homélies sur les Béatitudes du même auteur.

SC 614, Évagre le Pontique, Scholies aux psaumes, t. I

Découvertes à la fin des années 1950, les Scholies aux Psaumes bénéficient pour la première fois d’une édition critique complète et d’une traduction. Composées par Évagre le Pontique († 399) à une période intermédiaire de son activité littéraire, elles constituent le plus important de ses commentaires bibliques, par leur nombre – près de 1400 scholies – et par leur contenu spirituel et doctrinal exceptionnel. Le « philosophe du désert » y retrace l’itinéraire spirituel de chaque individu vers la connaissance de Dieu, mais aussi l’histoire globale de toutes les créatures et souligne le rôle central du Christ dans cette histoire. L’exégète interprète la totalité du Psautier grec, mais, comme à son habitude, de façon sélective, en choisissant tels versets, tels mots. Il témoigne ainsi de l’excellente connaissance du Psautier dans les milieux monastiques égyptiens, où il était connu par coeur et récité dans la cellule, en privé, pendant l’office de nuit appelé « petite synaxe ».

 

Ce premier volume contient, avec l’introduction des deux tomes, le texte grec des scholies aux psaumes 1 à 70, accompagné d’une traduction française annotée.

 

Marie-Josèphe Rondeau, professeur émérite à l’Université de Caen, a consacré sa thèse aux Commentaires patristiques du Psautier (IIIe-Ve siècles) et elle est l’auteur de la traduction française de la Vie de Constantin(SC 559).

 

Paul Géhin, directeur de recherche émérite au CNRS (IRHT, Section grecque et de l’Orient chrétien) a publié plusieurs textes évagriens dans la Collection, seul (SC 340, 397, 514, 589), ou en collaboration avec Antoine et Claire Guillaumont (SC 438). Il poursuit maintenant l’édition des Lettres, des Képhalaia gnostica et desSkemmata.

 

Matthieu Cassin, chargé de recherche au CNRS (IRHT, Section grecque et de l’Orient chrétien) et spécialiste de Grégoire de Nysse, a publié les Homélies sur le Notre Père de cet auteur, avec Christian Boudignon (SC 596). Il prépare maintenant l’édition du Contre Eunome III et des Homélies sur les Béatitudes du même auteur.

SC 613, Grégoire de Nysse, Homélies sur le Cantique des cantiques, t. I. Homélies I-V

Les Homélies sur le Cantique des Cantiques comptent peut-être parmi les pages les plus remarquables de la littérature patristique. Après Origène, elles livrent la fine pointe de la spiritualité chrétienne inspirée par ce chant biblique au plus intime de la relation à Dieu. L’épouse du Cantique représente pour l’exégète, au sein de l’Église, l’âme du chrétien, appelée à un progrès infini, « de commencement en commencement », vers un Dieu infini. Ce faisant, le Cappadocien ne fait pas seulement oeuvre d’exégète, il jette les fondements philosophiques et théologiques de la mystique chrétienne ; il ne donne pas seulement sa légitimité religieuse à un livre « érotique », il exprime et formule le changement décisif que le christianisme opère dans le rapport au temps, au divin et à soi‑même.
Même si elles s’arrêtent au verset 9 du chapitre 6, les 15 homélies, réécrites dans les années 390 après avoir été prononcées en assemblée, semblent constituer un tout achevé. Les cinq premières (jusqu’à Ct 2, 17), précédées d’un prologue général, marquent une première étape dans la progression spirituelle de l’épouse, figure de l’âme et de l’Église, une étape de purification des passions et de croissance dans le désir de voir l’Époux
.

 

Mariette Canevet (Université de Strasbourg) se consacre depuis sa première traduction d’extraits des Homélies sur le Cantique des Cantiques (La colombe et la ténèbre, Paris 1967) et sa thèse sur L’herméneutique biblique de Grégoire de Nysse (Paris 1983), à l’étude de ce Père cappadocien. Elle a aussi publié : Philon d’Alexandrie : maître spirituel, Paris 2009, et Le discernement spirituel, Paris 2014.
Françoise Vinel (Université de Strasbourg) travaille conjointement sur la Septante et sur les Pères grecs. Elle a publié le volume Ecclésiaste dans la collection de la Bible d’Alexandrie et, dans les Sources Chrétiennes, les Homélies sur l’Ecclésiaste de Grégoire de Nysse (SC 416) et les Questions à Thalassios de Maxime le Confesseur (SC 529, 554, 569).

SC 612, Grégoire le Grand, Registre des Lettres, t. VII. L. XII-XIV

Les lettres de Grégoire le Grand rassemblées dans les livres XII à XIV – les derniers de sa correspondance – retracent la fin de son pontificat, de septembre 601 au 12 mars 604, date de sa mort. Relations avec les souverains, successions épiscopales, enquête sur des violences physiques, cohabitations suspectes, conflits entre évêques, usurpation de siège, discipline dans les monastères, rapports avec les collaborateurs… On peut suivre ici, comme par une immersion dans les réalités de l’époque, l’activité du pape qui, bien que malade et inquiet de la présence lombarde, s’attache à remplir ses obligations.

Dans ces lettres, émanant de la chancellerie pontificale, l’empreinte de Grégoire est presque toujours perceptible et, à travers ces ultimes écrits du pape, se dessine un tableau au plus près de la vie des Églises au tournant des VIe et VIIe siècles, à la charnière de l’Antiquité tardive et du Haut Moyen Âge, par l’un des acteurs mêmes de cette histoire.

Ce volume complète ceux déjà parus dans la collection des Sources Chrétiennes, à savoir les tomes I (livres I-II, SC 370-371) et II (livres III-IV, SC 520).

 

Marc Reydellet, professeur honoraire à l’Université de Haute-Bretagne (aujourd’hui Rennes 2), à qui l’on doit le tome II du Registre (SC 520), est l’auteur d’une importante monographie : La royauté dans la littérature latine de Sidoine Apollinaire à Isidore de Séville (Rome, École française de Rome, 1981) ; ses travaux portent sur Avit de Vienne, Venance Fortunat et Isidore de Séville.